Bruxelles, incontournables et bonnes adresses

Bruxelles, incontournables et bonnes adresses

A la différence de Paris et Londres qui se gargarisent dans la fashion week, vous ne croiserez pas facilement le microcosme de la hype dans la capitale belge.

Et j’ai envie de dire tant mieux. C’est pour ses bons plans, son « bordel ambiant » et la convivialité de bars abordables que je reviens de chaque voyage à Bruxelles… heureux ! Mon tour d’horizon pour un week-end.

Un petit tour aux fripes

Aux antipodes du Marais, Bruxelles a su rester bohème plutôt que de se complaire dans la bourgeoisie. Les petites boutiques vintage abordables ne manquent pas.

Pour qui sait chiner, c’est-à-dire prendre son temps et discuter avec les vendeurs, il y a moyen de dénicher de grandes marques à petits prix.

Je pense notamment à Think Twice, rue du Vieux Marché aux Grains. Du moitié prix en général, et en fin de collection, cette boutique brade les trois derniers jours. Jusqu’à un euro à H-24 ! De loin, ma boutique coup de cœur.

BD et Waffle : des images d’Epinal incontournables

Franquin et Hergé ne sont pas Bruxellois pour rien. Les bouquinistes de la rue du Midi regorgent de merveilles de la BD belge. J’ai eu la chance d’y trouver les premières éditions de Blake et Mortimer !

A propos du père de Tintin, ne manquez pas la fresque murale rue de l’Etuve. Dans le quartier, je vous conseille Wafell Factory. Le meilleur de la gaufre se situe rue du Lombard, à deux pas de l’immanquable Manneken-Pis. Je vous garantis qu’avec la couche de chantilly et du chocolat, la visite de l’architecture flamande de la Grand-Place n’en sera que plus alléchante.

Bières et frites : ne pas se mettre la pression

Ça fait toujours bizarre la première fois. Dans un café bruxellois, si vous croisez le regard d’un voisin… il vous parle ! Il faut dire que les arômes alliés à la puissance d’alcool d’une St-Feuillien Triple (8.5°C quand même) ou d’une Duvel facilitent les échanges.

Attention toutefois à ne pas s’enflammer, les lendemains seront difficiles…

Alors, SVP Mesdemoiselles, on ne commande pas du Chardonnay au Café des Voyageurs :). Même si sa bibliothèque de guides de voyage à découvrir dans d’imposants sofas dignes de l’époque coloniale (quartier Saint-Jean) peut donner des envies de vin.

Les jazzeux préféreront déguster une Orval (ma bière trappiste préférée) à l’Archiduc, bar Art Déco de la rue Antoine Dansaert.

En revanche, je vous interdis de manger dans les restos à touristes environnants ! Optez pour le meilleur cornet de la ville, chez Frit Flagey, sur la place du même nom. A l’heure du marché, la demi-heure d’attente est justifiée. On y croise autant d’habitués que de touristes.

Si « Bruxelles ma Belle » de Dick Annegarn date de 1974, la chanson n’a rien perdu de son charme quarante ans après. Il serait dommage de ne pas en faire la maîtresse de Paris, surtout lorsqu’on habite à 1h30 en train.